Cinq street medics arrêtés samedi et interdits de manifestation à Paris pendant six mois

Cinq street medics, originaires du Rhône-Alpes, ont été arrêtés samedi 12 septembre 2020 en se rendant à la manifestation parisienne des Gilets Jaunes. Lors des auditions, « nos appartenances religieuses, politiques, voire l’orientation sexuelle ont été demandées ». Ils se verront écoper d’un rappel à la loi, d’une interdiction de manifester à Paris pendant six mois et d’une inscription au Fichier des personnes recherchées.

Nous reproduisons ici leur communiqué:

Communiqué pour notre détention du 12 septembre

Nous sommes une équipe de « Street Médic » nous sommes 4 et ce samedi 12 septembre 2020. Nous avons fini à faire 30h de garde à vue pour un motif totalement absurde, sans raison, un motif dérisoire mais un motif grave sans fondements, ni preuves réelles

Nous sommes arrivés sur les Champs Élysée lieu de rassemblement de ce fameux 12 septembre, nous étions dans une rue adjacente, à l’angle rue Boétie plus exactement II était 8h00 la manifestation n’avait absolument pas commencé nous avons donc décidé d’aller prendre un café. Nous avons fait 10 mètres à pied et nous sommes tombés nez à nez avec une vingtaine de FDO a notre vue un contrôle d’identité s’engage ainsi qu’une fouille complète. Il est exactement 8h lorsque la fouille et le contrôle commence. Chacun de nous obéissons, nous vidons nos sacs, présentons nos papiers et déclinant notre identité Dans nos sacs nous avions que du matériel médical et de quoi nous protéger des gaz et la tête et les yeux afin d’exercer notre rôle de « Street Médic » en toutes sécurité afin de porter secours et assistances a des personnes en difficulté ou en danger. Le contrôle s’opère sous strict surveillance chacun de nous est encadré par 3 FDO pour 1 Médic . Le contrôle se passe bien, les FDO nous rendent nos affaires et matériel de protection nous précisant de ne pas revenir sur les champs en nous souhaitant d’ailleurs une bonne journée. Quelque seconde après Le commissaire. Arrive et là les choses ont très mal tourné. Le commissaire arrive, ce dirige vers ses subordonnés et dit je cite en nous regardant :

« Eux vous les interpeller « 

Ses subordonnés eux-mêmes surpris lui disent que nous n’avons rien, le commissaire insiste et les FDO reviennent à notre rencontre afin de nous interpeller. Nous demandons le motif de l’interpellation ; Aucune réponse

Vers 8h45 un fourgon de la police nationale arrive et nous embarque nous ainsi que 1 autres « Street Médic » et un photographe. A 9h20 nous arrivons au commissariat du 14e arrondissement, d’entrée nous sommes fouillés, et nous sommes encadrés par une 10e de FDO nous avons l’obligation de garder le silence, de ne pas ce parler assis sur une chaise mains sur les genoux et de regarder droit devant soi. Chacun de nous est palpé 1 par 1 et plusieurs d’entre nous ont le droit à des réflexions déplacer je cite

« Ça pue ici, c’est vous monsieur, au lieu de venir manifester, prenez une douche  »  » Allez travailler le samedi, au lieu de manifester, sortez-vous les doigts du cul « 

Bien après 10h certain passe devant un OPJ, qui informe qu’on est en garde vue, pour certain sans motif et d’autre sans leur donner leur droit. Après sa nous sommer placer en cellule sans nous avoir enlever montre, lacets etc… Certain auront leur motif de garde vue que vers 14h qui est le suivant

« PARTICIPATIONS À UN GROUPEMENT FORMÉ EN VUE DE LA PRÉPARATION DE VIOLENCE CONTRE DES PERSONNES OU DE DESTRUCTIONS OU DE DÉGRADATION DE BIEN «

Certain auront que le premier et d’autre seront signaler d’un autre motif ; « PORT D’ARME DE CATEGORIE A »

Nous expliquons pourquoi nous avons ce matériel car ça permet de nous protéger des gaz, le casque des éventuels projectiles qui retombe. Les talkie walkies nous servent à communiquer entre nous. Nous leurs expliquons qu’elle est notre rôle en manifestation qui est de soigner tout le monde.

A partir de 13h30/14h commence les auditions. Avant ça chacun est passer devant quelques policiers pour fouiller nos sacs, nos poches et enlever nos lacets etc. Pendant les auditions nos appartenances religieuses, politiques voir l’orientation sexuel pour certains ont été demandés. Nous n’avons pas pris d’avocats et aucun de nous a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Nous sommes redirigés en cellule, nous nous fouillons encore et encore, certains sont même menottés au banc devant la salle de fouille. Après ça notre empreintes et notre ADN sont prises de plus un de nous a retrouver son chapelet à la poubelle, et à exiger que les policiers le retrouvent car ceci affirmait ne pas l’avoir.

Nous sommes ensuite chacun mis en cellule en bas du poste avec 1 matelas dans des cellules avec de la merde au plafond. Du vomi sur les murs, des traces d’urine dans une odeur juste irrespirable. A 20h nous venons nous chercher et ont nous informe que nous sommes déférés immédiatement au Parquet. Pendant ces 20h de GAV, certain n’ont pas eu de repas ni d’eau, certain on leur a demander qu’une seul fois s’il veut manger ou boire. En plus de ça un collègue qui était myope, on lui a refuser de lui donner ces lunettes dans la cellule il a eu un très gros mal de crane. C’est qu’une fois arriver au dépôt qu’il a pu voir un médecin

Arriver au dépôt certains d’entre nous ont enfin le droit à un Repas et un verre d’eau, la nuit est plutôt calme même si un de nous a clamé son innocence une partie de la nuit. Nous nous informons que nous voyons le procureur le lendemain matin à 10h. La nuit se passe, certains de nous clament leur innocence je cite ;

« Je suis là pour un café, c’est incroyable, pour un café et un masque je suis là faite moi sortir, je n’ai rien fait «

Ce à quoi un surveillant lui a répondu

Pourquoi tu hurle t’avais qu’à pas vouloir boire ton café espèce de connard Le lendemain nous sommes réveillées à 6h30 pour le petit déjeuner en cellule ; -1 jus de fruit et du riz méditerranéen

Les heures passent à 12h aucun repas. A 15h enfin nous sommes devant le procureur qui nous notifie un rappel à la loi avec interdiction de paraître sur Paris pendant 6 mois, fichage au FPR (qui peut entraîner une Fiche S) Pas forcément terroriste car les fiches S vont de S1 à S16 le terrorisme étant S14). Pour certain le procureur leur m’est des coups de pressions en leur disant que pendant 6 ans ils doivent plus faire de délits sinon ils iront en prisons. Ce qui est totalement faux, ceci est une pression afin de nous faire peur, ceci est de l’abus. De plus le matériel saisi est différent de chaque personne certaine ont eu une saisi que du masque et des lunettes d’autre le casque et d’autres les talkie

Nous dénonçons donc par ce communiqué nos conditions de détentions, ainsi que nos traitements entant qu’humain. Nous dénonçons par se communiquer un système judicaire et pénal totalement absurde, et nous dénonçons par ailleurs le système français qui applique des méthodes dignes d’un régimes totalitaire avec des interpellation de médis et nous dénonçons aussi la garde vue d’agent de presse et la répression de la presse ainsi que restrictions de liberté fondamentale. Nos droits les plus fondamentaux n’ont pas était respectés

Signée par Jordan, Diego , Yohan et Christophe

Source Street Medic France
Légendre DDM FREDERIC CHARMEUX, image illustrative

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5 commentaires

  1. Si vous cherchez à embaucher un correcteur, je suis dispo. Le texte est truffé de fautes qui font très mal aux yeux. Dommage.

  2. Nous entrons dans les griffes de la Dictature Totalitaire!!! Combat a mort pour la survie de la Verite et de notre democratie baffoues! Nous devons revenir en force et ne pas baisser les bras car Nous sommes legion et souverain! Desobeissance Obligatoire et Resistance Ensemble

  3. Bonjour extrait de presse. Pour information cette photo des medics date de décembre 2018 àToulouse a Jean jaures devant la pharmacie lafayette.
    Aucun de ses medics ne sont des Bouches du Rhône.

    Photo non à jour.

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