Le coup d’Etat en Bolivie, soutenu par les Etats-Unis, continue de provoquer souffrance et tyrannie, tout en révélant le fonctionnement de la propagande des médias américains

Le coup d’Etat Militaire, soutenu par les Etats-Unis, en Bolivie a largement disparu des médias occidentaux depuis les massacres de novembre 2019 de manifestants favorable à la démocratie par les factions de droite ayant saisi le pouvoir. Mais pour les Boliviens, la répression et la tyrannie ont remplacé la démocratie. Et, de manière prévisible, la « Présidente par intérim », installée après le coup d’Etat, Jeanine Áñez, continue de diriger le pays dix mois plus tard, sans élection démocratique, tout en tentant d’empêcher une élection dont les sondages montrent qu’ils aboutiraient à une victoire du Parti Socialiste du Président Evo Morales. [Image Javier Mamani / Getty Images]

Ce qui rend le coup d’Etat et ses conséquences intéressantes à explorer n’est pas juste l’importance de la Bolivie elle-même, mais aussi comment le discours américain a évolué pour présenter la destruction de la démocratie Bolivienne comme un sauvetage.

Depuis le coup d’Etat début octobre, beaucoup des justifications utilisées, particulièrement l’accusation de fraudes pendant l’élection par l’Organisation des Etats américains(OAS), se sont révélées être des mensonges. Mais pas un seul « expert » de politique internationale ou des médias n’a assumé ses erreurs ou même montré la réalité, parce qu’ils savent qu’il n’y a jamais de conséquences pour les journalistes et les analystes tant qu’ils restent serviles à l’agenda du gouvernement américain.

La Bolivie est la dernière d’une longue lignée de démocraties stables détruites avec le soutien, voire la participation du gouvernement américain, pendant que les médias diffusent sa propagande pour justifier ces coups. Et la souffrance, la violence et la répression sont ensuite simplement ignorées par ceux qui y ont participé.

Inspiré et traduit depuis The Intercept, Glenn Greenwald

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