Un policier révèle des centaines de cas de maltraitance et de racisme dans les cellules du tribunal de Paris

Notre enquête ne s’arrête pas là. Dans ce sous-sol, certains fonctionnaires semblent être en roue-libre et s’en prennent même à leurs collègues. Témoignages et documents montrent des situations de harcèlement sexuel et moral, des insultes racistes…

En trois ans, l’ensemble de ces faits ont fait l’objet de plusieurs rapports écrits que StreetPress a pu consulter. Et, au moins trois enquêtes distinctes ont été menées par l’IGPN. À chaque fois, les éléments rapportés ont, selon nos informations, été confirmés par plusieurs fonctionnaires. Mais à ce jour aucune sanction n’a été prise et la justice n’a pas été saisie pour ces faits (2). Les principaux mis en causes ont même vu leur carrière progresser et ont obtenu les mutations qu’ils souhaitaient. Par esprit de corps et par peur du scandale sans doute, la hiérarchie du brigadier-chef Amar Benmohamed a sciemment étouffé l’affaire. C’est ce qui l’a décidé à s’ouvrir à StreetPress : « Si je parle aujourd’hui, c’est parce que j’ai tout fait [à l’intérieur de la police] pour régler cette affaire et ça a échoué. »
[…]
Très vite après leur arrivée, Amar Benmohamed note une augmentation des incidents avec les détenus. Il décide alors de s’intéresser à ces nouveaux d’un peu plus près. Ce qu’il découvre au fil des mois est sidérant. Les insultes racistes, par dizaines. « Ferme ta gueule, sale bougnoule », « nègro », « sale race », ou les plus terribles encore :[…]

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